Zim, entre traitement de texte, outliner et wiki

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Catégorie : Numerique

nota : Cet article est une réédition d'un article paru le 19 Février 2023 sur mon ancien blog, avec quelques mises à jour.

De Gedit ...

Pendant plusieurs années depuis ma première participation au NaNoWriMo, j’ai écrit mes textes avec gedit, ou pluma, qui est le même produit avec un autre nom, allez comprendre.

En tant qu'éditeur de texte, gedit a tout pour plaire :

  • simple, sans fioriture
  • extensible et utilisable pour programmer (mise en évidence de la syntaxe)
  • possède un compteur de mots, de paragraphes, de caractères
  • multi-documents, avec l’usage d’onglets
  • léger en mémoire
  • très réactif

En outre, son mode « sans distraction » permet de se concentrer sur le texte, sans risquer d’être dérangé par une autre application.

... à Zim

Gedit est presque idéal...

Presque ? L’usage de multiples documents – plusieurs dizaines dans mon cas – simultanément me posait problème :

  • nombreux fichiers à ouvrir
  • navigation pas forcément optimale entre les différents onglets

C’est tout ce que j’ai à lui reprocher, mais c’est assez pour que j’aie eu envie de tester autre-chose. Comme j’utilise Zim pour gérer mes notes, et au vu de ses possibilités, le choix a été très vite fait.

Zim est un

  • outliner : les pages peuvent être organisées en arborescence, très pratique pour organiser ses notes
  • wiki : des liens peuvent être établis entre les pages
  • traitement de texte simple, sans fioritures, mais efficace

Il propose en outre

  • une interface avec mercurial, git et consors pour historiser le document
  • un compteur de mots
  • un affichage des rétro liens
  • un petit détail qui compte : la version Windows est identique à la version Linux.
  • un export aux formats markdown, RST, HTML

Il existe une version pour Mac OS, mais ne ne l’ai jamais utilisée (no apple at home).

Présentation générale

La fenêtre d’un « document » Zim, ou bloc-notes ressemble à ceci :

Copie écran de l'application Zim

Outre les barres de menu, d’outils et de statut, la fenêtre principale comporte deux parties redimentionables :

  • à gauche l’arborescence (outline),
  • à droire la page en cours d'édition

La page affichée est surmontée d'un fil dÁriane (« breadcrumps » en anglais), et permet d'accéder rapidement aux dernières pages visitées.

Utilisation de base entre traitement de texte et outliner

Un « document » Zim s’appelle un bloc-notes, et l’on peut en créer plusieurs. J’en ai créé un pour mon blog, un autre pour mes notes, encore un autre pour mes bookmarks/archives Internet, et à partir de 2016, un autre pour chaque participation au nanowrimo.

Un bloc-notes contient un ensemble de pages et de sous-pages que l’on peut organiser comme on le souhaite dans une arborescence.

Pour un roman, on pourra créer une page par chapitre, et une sous-page par scène, d'autres pour les notes. Lors des NaNovembre 2016, j’ai simplement commencé par créer une page par jour. Au fil des années, j'ai ajouté des pages de notes, des résumés, des whatif...

Attention lors du nommage des pages, car Zim les trie par ordre alphabétique. Si on veut forcer un ordre particulier, il faudra préfixer les noms des pages, par exemple avec un numéro.

Une fois une page sélectionnée ou créée, on peut y taper son texte au kilomètre. Les mises en forme de base (titres, gras italique, souligné, etc) sont disponibles, et on peut insérer des images, des liens vers d’autres pages ou des sites internet.

Sous le capot

Un bloc note est un répertoire où les pages sont stockées sous forme de fichiers texte. Les pièces jointes sont stockées dans des sous répertoires.

L'arborescence de l'outliner crée simplement des sous-répertoires.

Il est donc facile de stocker les versions successives d’un bloc-notes dans un gestionnaire de versions, comme mercurial, git, ou autre.

Ca peut paraître un peu geek, mais c’est très pratique à l’usage, surtout avec le plugin « Gestion de versions ».

Les plugins, justement, couvrent une bonne partie des besoins périphériques à la création de texte :

  • journal
  • liste de tâches
  • carte des liens
  • diagramme
  • mode sans distraction
  • correcteur othrographique
  • etc.

Un peu à part, les « Outils personnalisés » permettent de lancer un programme ou un outil externe sur le texte d’une page.

Enfin, pour les plus courageux, Zim et ses plugins sont écrits en Python.

Conclusion

Zim allie à mon sens le meilleur d’un traitement de texte basique, d’un outliner et d’un wiki.

Ses fonctions de base peuvent être étendues avec des plugins et des outils externes.

Une fois les commandes de base assimilées, l’écriture est aussi fluide qu’avec gedit, avec des fonctions plus étendues disponibles de la préparation jusqu’à la correction du texte.


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